Peru -
Chile- Colombia
- México
Poesia
contemporanea
ALEJANDRA PIZARNIK
Essayiste et Poète. Avec une sensibilité extrême,
elle excursionne
dans la parole magique et le mystère. Elle avait vécu
à Paris où elle traduit Antonin Artaud, Henri Michaux,
etc. Née en 1936 à Buenos Aires où elle se
donne la mort en 1972. Ne pas oublier de me suicider, écrivait-elle
dans son journal en 1962.
AVANT
Forêt musicale
les oiseaux dessinent sur mes yeux
des petites cages
ENFANCE
L'heure où l'herbe pousse
dans le souvenir du cheval.
Le vent prononce un discours
Le vent prononce des discours innocents
en l'honneur des lilas,
et quelqu'un entre dans la mort
les yeux ouverts
comme Alice dans le pays du déjà vu.
TÊTE DE JEUNE FILLE (Odilon Redon)
Pour André P. de Mandiargues
musique de la pluie
silence des années
qui passent en une nuit
jamais mon corps ne pourra plus jamais
s'en souvenir
CAROLINA DE GUNDERODE
à Enrique Molina
En nostalgique je vagabondais par
l'infini
C.de G
La main de l'amoureuse du vent
caresse le visage de l'absent.
L'hallucinée à la"valise en peau d'oiseau"
se fuit elle-même , un couteau dans la mémoire
Celle qui fut dévorée par le miroir
entre dans un coffre de cendres
et apaise les bêtes de l'oubli .
Viviana
Abnur
(Buenos Aires 1964)
Por fin callaste
Sofocaste tus anhelos
De mujer araña
Te tiraste de cabeza
En el ombligo
Plegada en dos
Por fin nos diste un respiro
Sólo resta esperar
Contar monedas viejas
Pasar la noche
Con la trompa hundida
En diez rostros espejados
Buscar una y otra vez
Soñarse en vano
Forrada de amianto
Con la cabeza en su cofia
De plumas verdes
Aguarda Los últimos presagios
La gran explosion del mundo
Cuando ya no te parezcas
Ni a vos misma :
Podrás partir.
|