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Moyen-Orient Le Moyen orient est une mozaique, une zone étendue, variée. Les différences d'une contrée à un autre sont parfois si importantes que chaque pays a développé une poésie spécifique à son histoire, à ses épreuves, et à ses mentalités. Le Moyen-Orient a connu et connaît encore de grands poètes, au carrefour de civilisations riches et complexes. La période persanne autant que la période ottomane ou bien la Syrie et le Liban actuel ont produit des auteurs brillants et des oeuvres magistrales ; avec des courants des tendances et des styles qui y ont fleurit. Beaucoup de formes y sont représentées, du lyrisme, en passant par l'épique, jusqu'à la poésie mystique. Langues arabes, turques, perses, nous avons extraits ci dessous les poètes qui ont retenu notre attention (traduits par d'autres auteurs contemporains). Vous les retrouverez dans les bibliothèques ou librairies dignes de ce nom. /// Mahmoud Darwich Poète Palestinien. Il est le poète de la résistance, de la paix et de la rose ; Mahmoud Darwich est un incontournable de la poésie contemporaine internationale. Ses poèmes reflètent l'espoir, et ressace tous les thèmes inhérants à l'Homme à travers l'histoire du peuple palestinien. A la fin, il en ressort une poétique universelle et accessible à tous. Il nous a quitté il y'a peu laissant derrière lui, le souvenir d'un engagement envers la Palestine, mais aussi le souvenir d'une langue arabe pure au service d'une poésie métaphorique et prégnante : S’envolent les colombes S’envolent les colombes Prépare-moi la terre, que je me repose S’envolent les colombes Mon aimé et moi sommes deux voix en une seule lèvre S’envolent les colombes Le dernier train s’est arrêté Le dernier train s’est arrêté au dernier quai.
Et personne (...)
(...) Tiré du recueil "Plus rares sont les roses"Traduit de l’arabe par Abdellatif Laâbi Publié avec le concours de l’UNESCO, dans la "collection Unesco d’oeuvres représentatives", série arabe Cet ouvrage a été établi d’après les oeuvres de M. Darwich Hissarun li mada’hi al-Bahr (Blocus pour panégyriques de la mer), Ceres-Productions, Tunis, 1984 et Wardun Aqall (Plus rares sont les roses), Editions Toubkal, Tunis, 1986 - 96 pages -Minuit, 1989
/// Rûmî, Djalâl ad-Dîn est le plus
grand poète mystique de langue persane et l'un des plus hauts
génies de la littérature spirituelle universelle,
né à Balkh, dans le Khorassan, en 1207, mort à
Konya, en Anatolie, en 1273. Il fonda dans cette dernière
ville, où il repose et où son mausolée est
vénéré par tout l'Orient, la tarîqa des
mawlavîs (en Turc, mevlevis) connus en Occident sous le nom
de derviches tourneurs, en raison de leur célèbre
samâ, concert spirituel accompagné d'une danse symbolisant
la rotation des planètes autour du soleil. Ce grand mystique
était aussi un grand voyant : ne parlait-il pas de la fission
de l'atome au temps de saint Louis? Son couvre immense constitue
une somme doctrinale de la mystique musulmane, et elle n'a cessé
d'être lue et méditée : il y a toujours eu des
chaires de Mathnavî traitant de l'enseignement initiatique
apporté par la principale oeuvre didactique du maître.
On a dit de lui qu'il était « comparable » à
un prophète; c'est un poète d'un lyrisme inégalé.
Son ordre eut pendant toute la durée de l'empire ottoman
des branches groupant des dizaines de milliers de disciples; elles
ont apporté une contribution considérable à
la culture et à la musique turques, et leur rayonnement s'est
répandu jusqu'aux confins des terres d'Islam, notamment en
Inde et en Afghanistan. Outre le Mathnavî de 25 000 vers (édité
et traduit en anglais par R. A. Nicholson; une traduction française
doit paraître aux éditions Sindbad), ses principales
oeuvres sont des quatrains, son très important ouvrage doctrinal
en prose : Fîhî-mâ fîhi (traduit sous le
titre Le Livre du Dedans, éd. Sindbad, Paris, 1975) et un
Dîwân dédié à son maître
Shams de Tabrîz (même traductrice, en collaboration
avec M. Mokri, sous le titre Odes mystiques, choix édité
par Klincsieck, Paris, 1973, et traduit en anglais par A.J. Arberry). Depuis le XIIIe siècle jusqu'à nos jours, le grand poète mystique Djelâl-ud-dîn Rûmî a eu une influence ininterrompue et profonde sur les littératures persanes, hindoustani et turque. Dors J'étais mort, vivant me voici, J'ai la vision rassasiée Il dit: "Mais on, tu n'es pas fou, Il dit: "Mais non, tu n'es pas ivre, Il dit: "Mias no, tu n'es pas mort, Il dit: "Oh oui, tu es rusé, Il dit: "Tu es une bougie, Il dit: "Tu es le cheikh, la tête, Il dit: "Tu as plumes et ailes, La chance nouvelle m'a dit: Le vicil amour m'a dit: "D'auprès Tu es la source du soleil Mon coeur trouva l'éclat du souffle, Le visage du souffle, à l'aube, Reconnaissante, elle est, ta feuille, Reconnaissante, terre triste, Reconnaissante, roue du ciel, Reconnaissant, l'homme du Vrai, J'étais Vénus, me voici Lune, Comme les échecs sois mobile Le livre de Chams de Tabriz de Rûmi. ///
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Poètes reconnus : Al Mutanabi, El Attar, Hallaj, Rumi, Saadi, entre-autres. Poète contemporains : Adonis, Abbas Beydoun, Mahmoud Darwich, Khalil Gibran, entre-autres. |
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